France-Uruguay du 6 juillet : bien plus qu’un simple match

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Grand événement dans ce mondial : la France et l’Uruguay vont se rencontrer en quart de finale pour une lutte infernale pour un ticket en demi-finale de Russie 2018. Mais plus qu’une formidable affiche entre deux nations qui se montrent de plus en plus impliquées dans le tournoi, il s’agit ici d’un duel qui est particulièrement chargé d’histoire et de rencontres autour du ballon.

Une grande histoire du foot

C’est une très belle histoire autour du football qui relie ces deux nations qui vont s’affronter vendredi pour une place en demi-finale. Ce match sera l’aboutissant de deux siècles d’histoire commune qui vont contempler ces équipes de France et d’Uruguay en quart de finale du Mondial-2018 à Nijni Novgorod. Il faut dire que ces deux pays ont effectivement tissé, avec le temps et leur expérience dans un mondial, une relation plutôt spéciale. Une relation qui gravite autour d’un fond politique, mais aussi à la fois culturel et bien sûr footballistique.

Nous vous épargnerons le côté politique en occultant le coup d’envoi de cette relation qui se situe au début du XIXe siècle, lorsque la France se signale comme le premier pays à reconnaître l’indépendance de l’Uruguay, et passerons directement à ce qui nous intéresse le plus ici : les relations sportives et plus particulièrement autour du football.

Deux peuples rapprochés par une passion commune

On peut assurément dire que c’est en quelque sorte la poésie du ballon rond qui a souvent rapproché ces deux peuples. Mais en toile de fond de ce début de naissance, on peut retrouver un fait historique. C’est en effet à Montevideo que l’attaquant Lucien Laurent a marqué le tout premier but dans une Coupe du monde. Le 13 juillet 1930, la France remportera alors sa rencontre par 4 buts contre 1 pour le Mexique. Un grand moment qui s’était déroulé au sein du stade Pocitos, aujourd’hui détruit. Que dire également de ces 4 étoiles présentes sur le maillot de la Celeste, dont la toute première représente en fait le titre remporté aux JO-1924…à Paris ?!

De grands joueurs uruguayens en France

De grands joueurs uruguayens ont effectivement évolué en France, comme Ildo Maneiro à Lyon dans les années 1970, qui sera alors le modèle d’un certain jeune Luis Fernandez à l’époque. On retrouve plus récemment Edinson Cavani, qui deviendra le meilleur buteur de l’histoire du PSG. D’autres joueurs ont quant à eux un peu moins percé dans le club de Paris ; comme l’ex-capitaine Diego Lugano et l’attaquant Cristian “Cebolla” Rodriguez, deux figures de la Celeste tutoyant la centaine de sélections.

On retrouvera également Enzo Francescoli qui, à la fin des années 1980 alors qu’il évoluait au RC Paris et à Marseille, était l’idole de la future icône française Zinedine Zidane. Mais on a pu également constater que la filière uruguayenne a pu faire son petit bonhomme de chemin à Nancy, avec par exemple Ruben Umpierrez (1978-1985), Carlos Curbelo (1971-1980) puis son fils Gaston (2000-2009). Mais on retiendra également le passage de Pablo Correa, qui y a joué puis entraîné plusieurs fois entre 1995 et 2017. Un joueur qui ira jusqu’à adopter la double nationalité franco-uruguayenne. D’ailleurs, il suffit de lire le slogan « Qui s’y frotte s’y pique » qui est écrit sur le blason au chardon du club lorrain, pour découvrir que c’est en fait la devise qui convient à la Celeste…

Un modèle français

Le sélectionneur de la Celeste Oscar Tabarez (1988-1990 et depuis 2006) avait assisté à la Coupe du monde 1998 en qualité de membre du groupe technique de la Fifa. Une fabuleuse période pour lui, pendant laquelle il a tiré des enseignements intéressants qu’il a mis bien évidemment en pratique dans son pays. Il expliquera : « J’étais à Bordeaux et je parlais à l’entraîneur des moins de 17 ans et à la sélectionneuse des féminines en 2013 avant un Uruguay-France (1-0). Ils m’ont raconté comment se passait la formation en France, comment on suivait un même processus de l’enfance à l’âge adulte. J’ai appris beaucoup de choses. Ils avaient une technologie qui faisait une analyse des adversaires, quelque chose qu’on ne connaissait pas ici. De retour d’un match en Algérie (en août 2009, on a passé onze heures de transit en France et on en a profité pour visiter Clairefontaine. ». Un souvenir particulièrement marquant pour Tabarez.

Sur les rives de la Volga, une nouvelle page de cette histoire entre la France et l’Uruguay va s’écrire. En Coupe du monde, les deux équipes ne se sont rencontrées que trois fois. C’était alors à chaque fois au premier tour. Une première rencontre remportée 2-1 par la Celeste en 1966, puis une seconde pour un match nul 0-0 en 2002 et enfin pour un même score en 2010. Vendredi, il n’y aura pas de match nul et une des deux équipes devra s’incliner pour laisser la meilleure remporter son ticket pour la demi-finale de Russie 2018. Êtes-vous prêt à miser judicieusement sur Netbet pour choisir votre gagnant ?

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