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Mbappé offre à Tuchel son premier « clasico » PSG-OM

Kylian Mbappe

C’est une rencontre qui aura enflammé les cotes tout le week-end et jusqu’à la dernière seconde sur des sites de bookmakers comme ParionsSport. En championnat de Ligue 1, Mbappé a en effet offert à Tuchel son premier ‘clasico’, et un record européen à son équipe du PSG en endossant le rôle de buteur, dès son entrée en jeu face à l’OM, le 28 octobre 2018 au Vélodrome

Kylian Mbappé maudit par les Marseillais

Il n’est certainement pas facile d’assumer des prouesses comme celles qu’assume Kylian Mbappé ; surtout lorsqu’elles n’ont pas de limites. Alors qu’il se retrouve remplaçant au coup d’envoi, l’attaquant parisien a offert à Thomas Tuchel sa première victoire dans un ‘clasico’ OM-PSG (2-0). Une somptueuse rencontre très tendue et électrique qui se soldera donc par une victoire des Parisiens, synonyme de record de victoires d’affilées se comptabilisant au nombre de 11 depuis le début de saison ; un score égalé donc sur le plan européen pour Paris hier, dimanche 28 octobre.

Il faut le vivre pour le ressentir pleinement et c’est au travers de cette étrange ambiance assourdissante du stade Vélodrome qui s’est momentanément tu l’espace de quelques secondes que l’on découvre l’ampleur des dommages du premier but du jeune attaquant champion du monde.
L’auteur de cet exploit n’est autre, en effet, que Mbappé ; considéré aujourd’hui comme le prodige du foot français. Il réussira à ouvrir le score à la 66e minute pour le PSG et à peine quelques minutes après son entrée en jeu…et poussera même la pertinence jusqu’à être impliqué sur le second but signé Julian Draxler, en toute fin de match (90+5).

Le joueur effectuera donc ici une prestation remarquable et sans faute qui permet à son club de poursuivre son incroyable sans-faute en Ligue 1. Affichant un impressionnant palmarès de 11 victoires en 11 matches, le PSG est à deux crampons d’égaler le record européen jusque-là détenu seul par Tottenham depuis le début saison 1960-61. Un record qui lui permet également de caracoler en tête du championnat au passage, avec huit points d’avance sur son dauphin Lille, un club particulièrement en forme qui sera son prochain adversaire et qui tentera de briser cette chaine de victoires et d’enflammer les cotes des paris sur Winamax.

Des Marseillais pourtant bien engagés

Il faut bien avouer, en effet, que les Marseillais ont particulièrement réussi à mettre en échec le PSG pendant plus d’une heure. Mais le club phocéen sera encore une fois incapable de mettre fin à la série d’invincibilité de son adversaire parisien, sept ans après leur dernier succès dans un « clasico » qui s’était déroulé en novembre 2011.

Il faut dire que pour Tuchel, on peut parler de baptême du feu. Un clasico qui déboule alors tout juste quatre jours après la leçon collective reçue par Naples (2-2) en Ligue des champions. L’entraîneur du PSG voit alors pendant quelque temps sa mini révolution dans son onze de départ se révéler plutôt inefficace. Il décidera même de laisser sur le banc, en plus de Mbappé, son milieu Adrien Rabiot. On ne sait pas si les choix du technicien allemand sont influencés par une décision de sanctions en raison d’un problème de comportement ou si cela résulte d’un coup tactique voulu…

Mais il faut bien avouer que la formation 3-3-3-1 a eu toutes les peines du monde pour contrôler le ballon. Une formation qui éprouvera également une certaine difficulté à empêcher les vagues marseillaises, menées par Florian Thauvin, qui sera alors l’invité surprise de l’équipe de Rudi Garcia.

Tuchel quant à lui, se retrouvant privé de son capitaine Thiago Silva qui est blessé, et de son défenseur Presnel Kimpembe qui est quant à lui suspendu, a fait confiance aux jeunes Thilo Kehrer et Stanley Nsoki pour accompagner Marquinhos. Une formation qui l’incitera alors à placer Eric Maxim Choupo-Moting, Draxler, et Angel Di Maria, en charge de combiner avec Neymar sur le plan purement offensif de son équipe du PSG.

Et Neymar dans tout cela ?

Une présence de Neymar qui aura enfin réussi à jouer un « clasico » du début à la fin, et ce, jusqu’au coup de sifflet final. Une aubaine pour celui qui, un an après son carton rouge reçu au Velodrome et sa dramatique blessure au retour à Paris, n’aura en fait jamais été en mesure de faire la différence. Il sera à l’origine de nombreux déchets techniques et d’un marquage ultra serré du milieu marseillais incarné par Luiz Gustavo bien déterminé à le coller comme une moule sur un rocher des calanques.
Il n’arrivera qu’à se démarquer dans la dernière action du match, histoire d’offrir le but du break à Draxler (90+5).

Mais ce sera cependant dans une ambiance plutôt électrique qu’évoluera la star brésilienne, sifflée comme jamais au moindre ballon touché et lui donnant par la même occasion ici de pouvoir se plaindre à plusieurs reprises du turbulent public olympien. Une ambiance qui le déconcentrera très certainement, au point de même vivre un calvaire sur certaines actions comme celle de Lucas Ocampos qui s’est amusé à lui mettre un petit pont à la 12e, ou celle de Dimitri Payet et Bouna Sarr qui ont ruiné successivement ses tentatives de coup « sombrero » à la 12e et de retourné acrobatique à la 15e.

Et Mbappé entre en jeu…

L’OM était bien loin de sa piètre prestation insipide contre la Lazio Rome qui s’était terminée par une défaite 3-1 jeudi 25 octobre. Le club phocéen a montré qu’il avait la ferme intention de prendre les choses en main d’entrée de jeu dans un 4-3-3 proposé par Garcia, mais sans véritable attaquant de pointe. Mais ce sera sans compter sur la rentrée sur le terrain de la star du moment…

Après avoir vu Aréola réaliser un très bel arrêt sur coup franc dangereux de Payet à la 57e, Tuchel décide alors de faire entrer son joker Mbappé à la 62e. Et grand bien lui en aura pris puisque pour le plus grand plaisir des parieurs en ligne qui avaient misé sur le PSG sur NetBet, le champion du monde a profité d’une belle passe de Di Maria pour déposer le jeune Boubacar Kamara, et tromper Mandanda d’un tir croisé imparable à peine quatre courtes minutes après son entrée en jeu. Le match se renverse à la 66e et ne se retournera pas, malgré que l’OM ait tout tenté pour égaliser en fin de match. Sans succès…

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